Houston? Ce n'est pas un problème! 1ERE PARTIE

NASA
15 juillet 2018 | Sara Arsenault

J’adore la conquête spatiale. Dès mon plus jeune âge je voulais être astronaute. « OK, comme tout le monde », direz-vous, sauf que cette passion n’a fait que grandir. Adolescente, j’étais membre d’un club aérospatial où l’on simulait des vols de plusieurs jours… dans une navette en plywood. En plus de fabriquer et de lancer des microfusées, bien sûr. Au cas où vous en doutiez : je n’ai pas gagné la palme de la fille la plus populaire de l’école. Plus tard, j’ai travaillé au Cosmodôme, puis au Planétarium avant d’atterrir au Centre des sciences. Bref, vous voyez le topo : une vraie geek.

Suit d'astronaute

Ah oui j’oubliais : la combinaison spatiale de mon club était elle aussi partiellement en plywood.

Avançons en 2018. Le Centre des sciences doit confier une mission – une mission très spéciale : il faut aller chercher une roche lunaire à Houston. Oui, un authentique morceau de notre satellite! Il y a presque deux ans déjà, le Centre des sciences a déposé une demande pour emprunter une roche lunaire à la National Aeronautics and Space Administration (NASA). La NASA a non seulement accepté, mais elle a offert de prêter une roche lunaire touchable ! Il n’y en a que neuf autres dans le monde!

Dès que nous avons commencé à travailler sur la zone d’exposition L’eau dans l’Univers, dans laquelle on retrouvera cet échantillon extraordinaire, j’ai su que quelqu’un irait chercher le précieux colis à Houston – parce que ce n’est pas exactement le genre de paquet qu’on met à la poste... Une vraie mission de rêve :

Être attendu à la NASA…

Marcher dans les pas des pionniers de l’exploration spatiale…

Toucher à la Lune en primeur.

Fin janvier. J’apprends que c’est MOI qui irai chercher la roche lunaire à Houston. Tiraillée entre euphorie et incrédulité, je passe vite en mode organisation! D’abord, vérifier que cette décision est finale pour m’éviter toute déception. C’est bon! Ensuite, magasiner des t-shirts de passionnée d’espace à apporter dans mes valises.

tshirts

J’ai jeté mon dévolu sur le t-shirt vert du programme Apollo et le rouge qui cadre bien avec ma personnalité.


Puis, question de bien me mettre en appétit : réécouter la mini-série De la Terre à la Lune. Une série que je vous recommande chaudement pour découvrir des acteurs moins connus du programme Apollo.

HBO

 

Le programme Apollo est présenté à travers différents points de vue : les recrues, les vétérans, les contrôleurs au sol, les journalistes, les conjointes des astronautes, les fournisseurs de la NASA, etc.

Au cours de mes préparatifs, la responsable des relations publiques du Lyndon B. Johnson Space Center me contacte pour me donner les détails sur la roche lunaire qui nous sera prêtée. Elle a été recueillie par Eugene Cernan et Jack Schmitt, astronautes d’Apollo 17 et les derniers hommes à avoir marché sur la Lune en 1972. Je suis impressionnée : Jack Schmitt, géologue, est le seul astronaute du programme Apollo ayant une formation scientifique ! Elle me demande si je voudrai visiter les installations de la NASA. Vous devinez ma réponse.

David Saint-Jacques

Publiée dans La Presse en février 2018, cette série d’articles sur l’entraînement de l’astronaute canadien David Saint-Jacques m’a fait croire en mes chances de le croiser à Houston…

Les derniers jours avant mon départ, je me réveille chaque matin en pensant à mon voyage à la NASA. J’en parle sans cesse. Par un beau soir de printemps, c’est finalement le jour J. Je me présente à l’aéroport comme une voyageuse ordinaire. Carte d’embarquement. Enregistrement des bagages. Sécurité. Rien à côté de ce que vivent les astronautes avant de décoller! Puis je prends place dans l’avion. On s’avance sur la piste... T minus 10 seconds... 9... 8… 7… Ignition sequence starts... 3… 2... 1... All engines running... Liftoff, we have a liftoff!

L’avion décolle avec moi dedans, la geek qui s’en va chercher une vraie roche lunaire, mon t-shirt Apollo sur le dos et une grosse boule de trac dans le ventre.

Lisez les deuxième et troisième parties de l'aventure de Sara en cliquant sur les liens correspondants. 

Sara

Arsenault

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Sara Arsenault travaille comme chargée de projets, développement et réalisation au Centre des sciences de Montréal. Elle détient un baccalauréat en anthropologie et une maîtrise en muséologie. Depuis l’enfance deux rêves l’habitent : devenir archéologue ou astronaute. Cette passion partagée demeure encore aujourd’hui. Sara œuvre depuis plus de 15 ans dans le domaine muséal passant avec joie d’institutions patrimoniales à des musées de sciences… et vice versa. Elle a posé ses valises au Centre des sciences en 2016 et compte y rester longtemps. Elle s’intéresse aussi aux météorites, à l’histoire du port de Montréal, au ping-pong et à la littérature.

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