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La taille des cellulaires et la sous-représentation des femmes en science

29 janvier 2021 | Valérie Demers

Dans le cadre de l’événement Femmes et filles de science , présenté par l’UQAM, dont l’édition virtuelle se déroule du 1er au 11 février, nous commençons aujourd’hui la publication de textes portant sur les femmes et la science.

Téléphones cellulaires trop grands et position inconfortable dans les voitures… Voilà deux désagréments vécus par les femmes dus à leur sous-représentation dans les domaines scientifiques.

LA TAILLE DES CELLULAIRES ET LA SOUS-REPRÉSENTATION DES FEMMES EN SCIENCE

 

La parité en science ?

Aujourd’hui, les femmes inscrites en génie varient en effet de 16 à 26 % selon le cycle d’études universitaires.

Vous avez bien lu ! Environ deux femmes pour huit hommes !

Mais quel lien avec les téléphones ?

Mesdames, vous est-il déjà arrivé de prendre votre tout nouveau téléphone intelligent et de le trouver difficile à utiliser parce qu'il était trop grand pour tenir dans votre paume ? Si oui, vous n’êtes pas seule : c’est une problématique bien documentée.

En fait, le lien découle de l’étape cruciale qu’est le prototypage.

Le prototypage, vous connaissez ?

En science, il s’agit d’émettre des idées, tester, améliorer et effectuer des cycles d’essais rapides des différents concepts avant de parvenir à une solution. Par exemple, pour concevoir un siège d’automobile, il sera nécessaire de produire plusieurs versions avant de parvenir à celui qui sera mis en marché.

Que se passe-t-il si, dans un monde où les femmes sont minoritaires dans les domaines scientifiques, ce sont généralement des hommes qui s’assoient dans le siège lors des tests ou qui conçoivent des cellulaires en se basant sur l’anatomie masculine ? Il y a fort à parier que ces technologies ne soient pas bien adaptées aux corps des femmes !

La science, réservée aux garçons ?

Il n’y a pourtant aucune raison biologique justifiant le faible pourcentage de femmes en science. En recruter davantage mènerait à des réponses plus aux besoins de la société.

De plus, les principales valeurs propres au prototypage concernent tout autant les femmes que les hommes : collaboration, droit à l’erreur, créativité et authenticité.

Quelles solutions ?

Dans ce contexte, tenir des événements pour les filles et les femmes en science est plus pertinent que jamais!

Pour cette quatrième édition de Femmes et filles de science, une équipe interdisciplinaire d’étudiantes a pour défi de fabriquer un collecteur de déchets de plastique pour nettoyer le fleuve. Ce défi fera d’ailleurs l’objet des capsules vidéo L’Fabrik  dès février !

Les jeunes du primaire sont également invités à fabriquer en classe ou à la maison une embarcation capable de supporter le plus de passagers possible, représentés par des boulons. Ce défi est inspiré de Maria Beasley, l’inventrice du canot de sauvetage utilisé sur le célèbre Titanic.

En tant que personnes intéressées par la science, proposer des défis de prototypage ludiques et amusants pourrait bien être un premier pas pour faire la promotion des carrières scientifiques et techniques auprès des femmes et des filles. Et qui sait, nos cellulaires rapetisseront peut-être !

 

Valérie Demers
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On dit de certaines personnes qu’elles sont de véritables couteaux suisses. C’est le cas de Valérie Demers, bachelière bidisciplinaire en histoire de l’art et en sciences sociales et titulaire d’une maîtrise en sciences de l’environnement. Prêtant tour à tour sa plume, sa caméra et sa lentille à des passionnés d’humain et de savoir, elle se perçoit avant tout comme une autodidacte sensible dotée d’un sens esthétique aigu.

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